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CHAPITRE
7

SYNTHÈSE
En faisant apparaître une faille
probable dans les fondements conceptuels qui ont assuré les avancées de la
physique depuis plus d'un siècle, l'analyse présentée ici conduit à
prévoir une mutation profonde de sa structure. Un tel remaniement de
concepts fondamentaux, dont la validité semblait avoir bénéficié de
confirmations multiples, suppose de nouvelles vérifications expérimentales
en même temps que la compréhension des processus qui ont conduit à cette
situation.
Principales
hypothèses de travail formulées préalablement aux vérifications
expérimentales
-
Le
concept de propagation du champ, issu de l'interprétation des
équations de propagation auxquelles conduisent les Équations de
MAXWELL, ne correspond pas à la réalité physique mais il s'y est
substitué utilement pour toute une période où il était impossible
d'accéder à la connaissance de cette réalité, à partir des données
disponibles. Les ondes hertziennes émises par une antenne ne
constituent pas la vérification expérimentale de la propagation du
champ du courant d'antenne; elles procèdent d'un phénomène totalement
différent: la création physique et l'émission de photons qui
constituent le champ de rayonnement. En fait, le groupe des Équations de
MAXWELL (équations différentielles du premier ordre reliant les champs
électrique et magnétique entre eux et les champs aux charges) exprime
des relations instantanées. C'est au niveau du cheminement
mathématique qui fait passer de ce groupe d'équations aux équations
de propagation des champs électrique et magnétique que
l'interprétation des formulations s'est écartée de la réalité
physique. Par contre, ces formulations expriment valablement l'enveloppe
statistique des phénomènes liés au rayonnement hertzien et, en cela,
elles ont été et resteront éminemment utiles. La même situation se
retrouve dans la formulation quadri-dimensionnelle des lois de
l'électromagnétisme: celle-ci, comme la formulation vectorielle,
exprime des relations instantanées entre les charges et les champs.
C'est dans ce cadre qu'est valable la démonstration mathématique selon
laquelle l'évolution des charges et des champs liés par les Équations
de MAXWELL respecte la conservation de l'énergie, de la quantité de
mouvement et du moment cinétique.
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Lorsqu'un
un aimant est déplacé, son champ magnétique se déplace en bloc avec
lui dans l'espace; de ce fait, l'interaction de couplage qu'il est
susceptible d'engendrer en présence de conducteurs est instantanée. Il
en est de même pour une charge électrique dont le champ est établi
dans l'espace. Le concept selon lequel une charge électrique, en
mouvement rectiligne uniforme dans le vide, est la source, en chacun des
points de sa trajectoire, d'un champ électromagnétique qui se propage
dans toutes les directions n'a aucune réalité physique; il en est de
même dans le cas d'un aimant. Il n'existe pas d'énergie d'espace liée
à un champ électrique ou à un champ magnétique; les champs sont
liés indissolublement aux charges ou aux aimants (ou aux courants dans
les conducteurs) et, dans le cas du rayonnement, ils sont liés
indissolublement aux photons. En conséquence, le concept de champ
libre, hors rayonnement, ne correspond à aucune réalité physique; il
n'en reste pas moins que la quantification du champ électromagnétique,
établie initialement à partir du concept de champ libre, a atteint un
excellent degré de représentativité des phénomènes qui se
déroulent à l'échelle microscopique.
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Les
interactions de couplage s'effectuent par des transferts instantanés
d'énergie et de quantité de mouvement qui sont quantifiés (les
transferts d'énergie s'effectuent par quanta mais sans création de
particules, contrairement à ce qui se passe dans le cas du
rayonnement); elles ne peuvent intervenir que dans la mesure où les
éléments sont en état de corrélation et cela peut impliquer un
retard proportionnel à la distance, retard qui est de nature
physiquement différente de ce qu'impliquerait la propagation du champ
dans sa version classique. Il s'agit là d'un domaine entièrement
nouveau dans lequel presque tout reste à découvrir, mais où des
expériences simples sont susceptibles d'apporter des bases solides et
décisives. L'inséparabilité quantique appartient à la même classe
de phénomènes que le couplage. L'instantanéité du couplage permet de
réintroduire, conceptuellement, la simultanéité pour des points
éloignés les uns des autres dans l'espace et/ou situés dans des
référentiels différents. Elle projette un éclairage nouveau sur les
phénomènes tels que la séparation d'un photon sur une lame
semi-transparente et, plus généralement, sur les phénomènes
d'interférences et de diffraction. Elle ne remet pas en cause
l'impossibilité de faire apparaître un mouvement absolu. Elle conserve
ce qui, dans la quantification du champ électromagnétique, aboutit à
la quantification des transferts d'énergie dans les interactions de
couplage mais elle conduit à faire évoluer le concept de photon
virtuel en tant que représentation de la réalité physique, car il
doit impliquer la propagation dans le sens où elle est associée à la
corrélation et non dans le sens où elle est associée au champ, à
l'énergie, à la quantité de mouvement et, éventuellement, au moment
cinétique. Elle ne remet nullement en cause l'apport des relations
d'indétermination, mais elle réintroduit l'intangibilité de la
conservation de l'énergie, de la quantité de mouvement et du moment
cinétique, à l'intérieur du domaine où elles sont impliquées.
-
La
relativité générale qui introduit un élargissement du Principe de
Relativité, conserve certains principes-clés dont la relativité
restreinte a hérité de l'électromagnétisme maxwellien et qu'elle a
enracinés dans l'espace-temps: c'est le cas de la propagation avec les
transferts, à l'espace, d'énergie et de quantité de mouvement
supposées cédées par des charges ou des masses. La démarche initiée
dans les présentes recherches autour des lois du champ
électromagnétique est transposable aux interactions gravitationnelles:
elles relèvent du couplage instantané et quantifié, sous réserve que
les éléments concernés soient en état de corrélation. Cela exclut
l'existence des ondes gravitationnelles et des gravitons en tant que
réalités physiques. On peut penser cependant que, dans le domaine de
la gravitation et de la relativité générale comme dans celui de
l'électromagnétisme et de la relativité restreinte, le renoncement à
la propagation permettra de passer d'un concept provisoire à des
fondements plus cohérents avec la réalité physique, tout en
conservant l'apport des formalismes mathématiques existants qui se sont
avérés utiles et fertiles.
La Dualité de
l'Espace-temps
En se plaçant dans la configuration
où les expériences confirmeront les hypothèses avancées, on se trouvera
dans la situation suivante. Les résultats des présentes recherches
conduisent à introduire un nouveau fondement conceptuel: la dualité de
l'espace-temps qui est en quelque sorte une réplique de la dualité
onde-corpuscule. Dans l'une de ses facettes, cet espace-temps de nature
physique présente les caractéristiques correspondant à ce que prévoit
la relativité (relativité des longueurs et des temps, invariance de la
vitesse des ondes électromagnétiques et de la charge électrique,
covariance des relations charges-champs, relation masse-énergie, etc.);
dans l'autre, il assure la compatibilité avec l'instantanéité des
interactions de couplage qui conduit à retrouver la simultanéité dans des
référentiels différents. Ce qui serait incohérent dans le cadre d'un
espace-temps de nature strictement géométrique (l'instantanéité et la
simultanéité sont alors incompatibles avec un temps qui est fonction du
référentiel) devient cohérent dans le cadre d'un espace-temps de nature
physique qui présente une réponse différente envers les transferts
énergétiques directs par couplage, d'une part, envers ceux véhiculés par
les corpuscules-photons, d'autre part. Il devient ainsi compréhensible que
la théorie ait exprimé des pans entiers de la réalité physique de façon
aussi satisfaisante en laissant subsister des anomalies aussi
considérables, parmi lesquelles la difficile compatibilité entre la
Relativité et les Quanta.
De cette démarche itérative, on
devra peut-être retenir que le lien entre ce qui ressort de la physique
mathématique et la réalité physique est plus subtil qu'on ne l'avait
imaginé; ainsi s'expliquent les succès obtenus dans la mise en œuvre des
processus intellectuels, décrits par Banesh HOFFMANN, permettant d'aboutir
à des conclusions valables en partant de prémisses reconnues plus tard
inexactes. Cette remarque pouvait apparaître comme caractérisant des
situations ponctuelles; en fait, elle couvre l'ensemble du déterminisme
épistémologique depuis l'introduction de la Théorie de MAXWELL jusqu'à
nos jours. Peut-être, aussi, devra-t-on en conclure que, dans les avancées
scientifiques, la part de l'intuition, c'est à dire des facultés
transcendantes de l'esprit humain, a dépassé largement la part de la
logique, y compris au travers de la mise en œuvre de l'instrument mathématique,
dans la prééminence du génie sur la raison.


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